Moins d'emballage : pas toujours la meilleure solution pour l’environnement !

C’est la conclusion d’une nouvelle étude* sur l’influence des emballages sur le gaspillage des produits alimentaires et l'environnement

Mercredi 10 juin 2015 — Les emballages sont de plus en plus petits et nombreux, ce qui semble être une mauvaise chose pour l’environnement. Les emballages peuvent pourtant jouer un rôle important dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et faire baisser de la sorte les émissions de CO2. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude menée notamment par Studio Spark, à la demande de Fost Plus. Cette étude, présentée ce mercredi à l’Exposition Universelle de Milan, évalue l’impact  environnemental des emballages par rapport au gaspillage des produits alimentaires. Fost Plus souligne avec cette étude qu’il est important de tenir compte non seulement du produit, mais aussi de son emballage si l’on souhaite réduire l’empreinte écologique de la chaîne alimentaire. 

L’emballage, une réponse au gaspillage alimentaire

On estime qu’au niveau mondial un tiers des denrées alimentaires produites n’est pas consommé. Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), dans les pays industrialisés, même 40% des aliments achetés par les consommateurs seraient perdus. La quantité totale d’aliments et de flux secondaires gaspillés à tous les maillons de la chaîne est estimée à 3,8 millions de tonnes par an pour la Belgique. Un thème qui figure en bonne place à l'agenda politique mondial, car le gaspillage alimentaire n’est pas seulement un problème écologique mais aussi socio-économique.

Or, d’après l’étude dont question, l’emballage peut jouer un rôle important dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. « L’idée que plus d’emballage pourrait parfois être une bonne chose pour l’environnement est contre-intuitive », indique Bart Jansen de Studio Park. « D’où cette étude, qui tient compte du cycle de vie complet du produit, en ce compris le transport, la conservation, la préparation et le gaspillage alimentaire chez le consommateur. L’objectif de cette étude est d’apporter une réponse claire à comment et de quelle manière les emballages peuvent contribuer à prévenir le gaspillage alimentaire, et comment concilier cela  avec l’utilisation de matériel d’emballage supplémentaire ou de meilleure qualité. »

 

Le rôle positif de l’emballage

Des emballages bien conçus pour les produits alimentaires et un vaste choix de tailles de portion peuvent amener les consommateurs à acheter la quantité d'aliments dont ils ont besoin et ainsi réduire le gaspillage. La composition des ménages évolue et il y a de plus en plus de personnes isolées et de petites familles. De plus petites portions leur conviennent mieux. Un emballage supplémentaire peut, dans ce cas-là, réduire le gaspillage alimentaire et contribuer à un gain environnemental.

 « Ces dernières années, on a trop souvent pensé l’optimisation des emballages uniquement en termes de réduction de la quantité », indique Gaëlle Janssens de Fost Plus. « Le raisonnement était le suivant : moins il y a, mieux c’est. Mais ce n’est pas toujours le cas car la réduction de la quantité d’emballage a aussi ses limites. Cette limite est en effet atteinte lorsque l’emballage ne joue plus son rôle conservateur ou protecteur et débouche sur une perte du produit. »

L’impact environnemental du produit emballé sur tout son cycle de vie  est la plupart du temps beaucoup plus important que celui de l’emballage lui-même. L’ajout d’emballage peut alors être une bonne chose pour l’environnement, sous réserve que cet ajout soit compensé par la prévention du gaspillage alimentaire. L’emballage, selon l’étude, doit être considéré dans une perspective plus large, tenant compte de toutes les étapes de la chaîne. C’est pourquoi, Fost Plus est intimement convaincue que les entreprises doivent continuer à investir dans des emballages éco-efficients.

 

Chaque emballage est un cas en soi

L’étude distingue différentes catégories d’aliments, dont le pain, la viande et les boissons gazeuses. Car il n’existe pas de solution idéale pour tous les produits alimentaires, qui s’appliquerait indistinctement dans tous les cas. L’emballage optimal dépend du type d’aliment.

Bart Jansen de Studio Park explique : « Acheter un petit pain de 400 grammes au lieu d’un pain de 800 grammes se justifie déjà sur le plan de l’environnement si cela permet de jeter une demi-tranche de pain en moins, à condition que cela ne nécessite pas d’utiliser davantage la voiture. Pour la viande, le moment charnière est encore plus vite atteint car l’impact environnemental de la production de viande est beaucoup plus important que celui du pain. D’un point de vue environnemental, il est préférable d'acheter deux petits paquets de jambon au lieu d’un grand, si cela vous évite de jeter la dernière demi-tranche. »

 

Pour de plus amples informations, veuillez trouver ci-après la prochaine newsletter Preventpack, issue de la collaboration entre les autorités publiques et le monde des entreprises, qui met en lumière les résultats de l’étude dont question en l’illustrant de manière très concrète. Elle sera placée prochainement sur le site www.preventpack.be

 

* Etude réalisée par Studio Spark, Pack4Food et le VITO à la demande de l'OVAM et de Fost Plus

 

 

 

À propos de Studio Spark

Studio Spark est un bureau spécialisé en durabilité, innovation et marketing. Fondé en 2010 par Tom Duhoux, Bart Jansen et Stefaan Vandist, 3 experts de 3 secteurs différents. Studio Spark aide les organisations qui souhaitent développer de nouvelles activités, produits, emballages ou services durables, de la stratégie au marketing. Les clients potentiels sont les petites et grandes entreprises, les autorités et les ONG. En faisant preuve de créativité et de pragmatisme, Studio Spark recherche avec les clients et les parties prenantes un changement positif pour l’entreprise, la communauté et la planète.

Youri Sloutzky Public Relations at Fost Plus
A propos de Fost Plus

L’asbl Fost Plus prend en charge la promotion, la coordination et le financement des collectes sélectives, du tri et du recyclage des déchets d’emballages ménagers en Belgique. Grâce à une collecte efficace du verre, du papier-carton et du PMC, nous recyclons annuellement environ 680.000 tonnes d’emballages, soit 87,4% des emballages ménagers mis sur le marché par nos membres.

La gestion des emballages a ainsi résolument évolué vers une gestion durable des matériaux. Nous travaillons pour cela en étroite collaboration avec toutes les parties concernées : les communes, les intercommunales, les entreprises de collectes, les centres de tri, les recycleurs et les citoyens. Nos activités sont financées par les entreprises qui mettent des emballages sur le marché belge. www.fostplus.be